HISTOIRE DE LA CRÉATION
ET DES CRÉATEURS
Reportage : Roland Roth - Mise en page :Dany, webmaster
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UN PEU D’HISTOIRE |
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Le Mexique a conquis son indépendance en 1821. Les Etats-Unis avaient des vues sur une province aussi dépeuplée comme le Texas. Le gouvernement mexicain a imaginé de confier à des promoteurs privés appelés « empresarios » la concession de ce grand territoire, afin de faire venir des familles, essentiellement européennes pour s’y installer. Le Texas a obtenu son indépendance en 1936 après la fameuse bataille d’Alamo à Bexar (l’actuel San Antonio) et suite à celle de San Jacinto au Texas. Le besoin reste le
même : il faut peupler la république du Texas.
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Les combattants de Fort Alamo et Fort Alamo
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Les
restes des Héros : James Bowie, William Barret Travis et Davy Crockett
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HENRI CASTRO |
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Henri Castro, né en 1786, un français de
famille juive d’origine portugaise, était un ancien garde impérial de Napoléon
et consul de France à Rhodes Island aux States dès 1827. Il devient un de ces « empresarios »
début 1842.
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la maison de Castro |
Il débarqua en Amérique. Son contrat précise qu’il lui faudra ramener au Texas 600 personnes dans les trois ans qui suivent. Les couples mariés deviendront propriétaires de 256 hectares de terrain et les célibataires de la moitié, mais sous réserve de cultiver au minimum six hectares, de résider sur sa terre et donc de construire sa maison. Henri Castro rentre en France après avoir obtenu une concession de plus de 400 000 hectares à l’ouest de San Antonio au Texas.
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FERDINAND LOUIS HUT |
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Son agent d’affaires, Ferdinand Louis Huth, originaire de Neufreystadt dans le pays de
Bade, a assisté Castro dans ce projet de colonisation. Sa maison d’origine construite en 1846 est
située à Florence Street. Mais revenons à Castro. Il réussira à ramener 2100 nouveaux immigrants
dont une grande partie d’Alsace et Lorraine, mais surtout de la région de
Mulhouse.
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En novembre 1842, il envoya 114 colons au départ du Havre à bord de l’Ebro vers le Texas. Ces premiers colons alsaciens, fermiers essentiellement et catholiques, confrontés à une situation économique difficile en Alsace se laissèrent tenter par cette terre promise et débarqueront à Galveston près de Houston (1300 alsaciens au total entre 1842 et 1847). Mais Castro n’avait rien préparé pour leur arrivée car il se trouve toujours en France et ne les rejoindra que 18 mois plus tard. La colère gronde. Pour les satisfaire, Castro achète un complément de terrains et c’est le 3 septembre 1844 que les 27 premiers alsaciens s’installeront au bord de la rivière Medina (l’Ill locale), à 40 km de Bexar (l’actuelle San Antonio) en plein territoire des indiens Comanches, près d’étendues d’arbres de Pecans. Le village recevra le nom de son fondateur : Castroville. En 1846, d’autres colons alsaciens arrivèrent pour fonder les villages de Quihi et de Vanderburg et en 1847 le village de D’Hanis environ 40 km à l’ouest de Castroville. D’autres communes dans le comté comme Lacoste, Dewine, Quihi, Vandenburg, Hondo et même San Antonio comptent également de nombreux alsaciens-texans.
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vues de D’Hanis
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Le gibier et les poissons sont abondants dans la région. Castro a raconté dans ses mémoires qu’en traversant la rivière Medina River il a abattu deux biches, trois ours et un alligator et attrapa de nombreux poissons. En 1864, Castro alors âgé de 78 ans décide de retourner en France, en passant par le Mexique. Mais à Monterrey au Mexique, il devint malade et mourra le 2 novembre 1865. Les colons durent faire face à de nombreux raids des indiens Comanches et des mexicains, en 1848 et 1849 à des invasions de sauterelles et en 1849 à une épidémie de choléra. Les nouveaux arrivants ramenèrent bien sûr
leurs traditions, le dialecte alsacien, leur religion, leur façon de
construction et leur savoir-faire. Castroville comptait en l’an 2000 l’équivalent de 2664 habitants (pour 39 304 habitants dans le comté), soit 64% de blancs, 36% d’hispaniques (latinos) et 0% de noirs, d’indiens, d’asiatiques ou d’autres races.
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« Castroville a gardé une personnalité à part, ni américaine, ni mexicaine, ni allemande mais avec un goût de France. »
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